C'est à en perdre son latin ! !!!
 
Un grand malheur est arrivé à l'Abbaye
et j'ai la pénible mission de
vous en faire part.

 Mardi soir, pendant que l'abbé Nédictine donnait le salut,
 l'abbé Quille tomba dans les bras du père Iscope.
 Les révérends pères, en perdant l'abbé Quille, perdaient leur seul soutien.
 Un seul restait joyeux : le père Fide.
Quant à l'abbé Tise, il n'y comprenait rien.
 Il aurait bien voulu que le saint Plet lui parle car
 lui au moins l'aurait aidé à comprendre.

 On alla chercher le père Oxyde et le père Itoine,
 les deux médecins de l'Abbaye.
 Ils pensaient ranimer le malheureux
mais leurs efforts furent vains.

 Le lendemain fut donc célébré son enterrement.
 
 Chacun fut appelé à l'Abbaye par les célèbres cloches,
 sonnées par le père Sonnage.
 La Messe fut dite sur une musique de l'abbé Thoven.
 Le père Ocquet fut chargé du sermon
et comme il n'y avait pas de chaire,
il monta sur les épaules du père Choir.
A la fin de l'homélie, le père Cepteur fit la quête
et remit les dons à l'abbé Conome.

 Après la Messe une grande discussion s'engagea :
l'abbé Canne et l'abbé Stiole voulaient passer par les champs.
 Le père Clus s'y opposait.
L'abbé Casse en était enchanté.
Le père San avec sa tête de Turc ne voulait rien entendre.
 Le père Vers et le père Nicieux semaient le doute dans les esprits.
 Finalement on décida que, comme à l'accoutumée,
 l'abbé Taillière serait
chargé du transport du corps du défunt.

 Devant la tombe creusée par le père Forateur,
en l'absence du père Missionnaire,
l'abbé Nédiction donna l'absolution.
 
Le père Venche et l'abbé Gonia fleurirent la tombe
et on la recouvrit d'une pierre tombale
préparée par l'abbé Toneuse.

 Sur le chemin du retour, le spectacle était déchirant.
Le père Pendiculaire était plié en deux de douleur.
L'abbé Vitré était plein de larmes.
La mère Cédès, invitée pour l'occasion,
fermait la marche en compagnie du frère du père Igord.
En dernier le père Du fut retrouvé.

 A l'arrivée le père Sil et l'abbé Chamelle
préparèrent le repas tout en
consultant les livres du saint Doux.
 
Le père Nod et le père Collateur servirent à boire
et chacun put se remettre de ses
émotions.
 
Auteur inconnu

                                                                                            Merly

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